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Aux Etats-Unis, l’usage du cannabis à des fins récréatives est autorisé dans l’état du Colorado depuis le premier janvier 2014 et depuis le mois de juin pour l’état de Washington.

La réflexion sur les vertus thérapeutiques a déjà été amorcée en amont dans une dizaine d’autres états, il est en effet reconnu, en dépit des dangers et malgré les bonnes mœurs, l’efficacité du cannabis dans ses applications médicales contre le cancer, les douleurs chroniques ou encore les affections inflammatoires du système nerveux.

Cette démarche de dépénalisation a été entamée dans plusieurs nations européennes préférant jouer la carte de la tolérance : les Pays-bas ayant un rôle précurseur dès 1976 avec l’ouverture des premiers coffee-shops.

La France est à ce jour, selon les statistiques, l’un des pays les plus réfractaires à la légalisation du cannabis avec une fermeté intransigeante de la loi, notamment sur le plan pénal pour sa détention et sa consommation.

Toutefois, si le gouvernement reste très attaché aux bonnes mœurs et voit dans le cannabis « une drogue comme les autres », certains partisans de la légalisation estiment que cela pourrait notamment freiner, voire stopper l’économie souterraine en place, que le cannabis pourrait être exploité dans le domaine de la santé, qu’il pourrait même soigner le cancer.

Enfin, d’après les statistiques, la France aurait la législation la plus sévère en Europe mais resterait le pays européen au taux de consommation le plus élevé.

Les opposants à une telle légalisation voient quant à eux un risque de banalisation d’accès à cette drogue, une absence de reconnaissance des dangers pour la santé, ainsi qu’une porte d’accès à des drogues plus dures qui elles, favoriseraient par incidence une économie souterraine plus désastreuse.

Toujours est-il que sur le plan des applications médicales, l’année 2015 va connaître en France l’arrivée du Sativex, médicament composé de cannabis à très faible teneur en THC, pour un millier de personnes atteintes de sclérose en plaque (THC signifiant TétraHydroCanabinol, composé actif caractéristique du cannabis).

Il s’agit ici d’un petit pas non-négligeable vers plus de tolérance du cannabis thérapeutique aux yeux de la loi et du gouvernement de notre pays.

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Plusieurs semaines pour un rendez-vous chez un spécialiste, des dizaines de kilomètres pour consulter un généraliste en zone rurale, la France semble souffrir d’une pénurie de médecins. Cette situation est d’autant plus étrange que beaucoup de ceux installés sont au bord du burn-out.

- Une situation contrastée
Bien que la France n’ait jamais compté autant de médecins (215 000 en 2013), il est souvent question de déserts médicaux. Pour de nombreuses petites villes, il s’agit d’une réalité avec le non-remplacement de médecins partant à la retraite et la fermeture progressive de petits hôpitaux. Pour la plupart, les causes de fermeture sont un coût trop élevé ou un fonctionnement présentant des dangers pour les patients.
Les conséquences de ces disparitions sont une accentuation de la pression sur les médecins des villes devant faire face à un afflux de patients. Cette situation mécontente tant la population que la profession avec des médecins proches du burn-out et de plus en plus souvent confrontés à une réglementation de plus en plus exigeante.

- Un système et une organisation à revoir
Numérus clausus limitant le nombre des médecins par secteur géographique, contrôles accrus sur les prescriptions sont autant de barrières s’ajoutant à de longues et coûteuses études. La durée de ces études d’un minimum de 9 ans fait partie des freins à la profession en étant supérieure à celle exigée dans de nombreux autres pays.

Logique ensuite que les médecins privilégient les zones les plus peuplées afin de rentabiliser les années passées à étudier. Grandes villes et zones côtières peuvent ainsi répondre aux besoins alors que les campagnes deviennent des déserts médicaux, ce qui n’est pas sans représenter certains dangers.

- Une réforme en profondeur
Les solutions passent bien évidemment par des réformes, ce que tente chaque gouvernement. Les économies budgétaires constituant un pilier des nouveaux textes, les conséquences sont un resserrement des dépenses globales ainsi que l’exploration de nouvelles voix. S’il n’y a pas de solutions miracles, certaines pistes s’inspirent de ce qui se fait ailleurs comme une délégation étendue au secteur paramédical. Un travail de longue haleine pour régler un mal aux causes très diverses.

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Présentée comme une des raisons de la baisse annuelle de consommation de tabac de 5% par ses défendeurs, la cigarette électronique est en même temps critiquée pour certaines conséquences nocives mises en lumière par plusieurs études scientifiques. Si les dangers du tabagisme sont largement connus, ceux liés à la e-cigarette se trouvent minorés du fait de certaines idées reçues.

- Le fonctionnement de la cigarette électronique
Quelle que soit la marque, la e-cigarette fonctionne sous le même principe. Par une pression sur le bouton, l’utilisateur déclenche la résistance électrique entourant des mèches plongées dans un liquide aromatisé. La vapeur produite est pour partie inhalée, une autre se répandant dans l’air ambiant.

- Un liquide au contenu varié et parfois méconnu
Bien plus que le mode de fonctionnement de la cigarette électronique, c’est le « e-liquide » qui pose problème. Essentiellement fabriquée en Chine d’où elle est originaire, la e-cigarette produit des vapeurs aux contenus bien plus divers. Venant contrarier certaines idées reçues, le liquide peut contenir jusqu’à 18mg/ml de nicotine. Le « vapoteur » inhale également des dérivés du glycérol, du formol ainsi que d’autres substances hautement cancérigènes.

Contrairement aux fumeurs qui sont informés sur les dangers de certains éléments contenus dans le tabac, la composition des liquides est nettement plus vague en dehors des aspects marketing.

- Une législation qui se cherche
Si la communauté européenne a signé en décembre 2013 un accord normalisant le contenu du e-liquide, la loi définitive ne sera appliquée qu’en 2016 ou 2017. Après avoir renoncé à assimiler la cigarette électronique à un médicament, les pouvoirs publics tentent de définir les limites de son utilisation.

Faut-il interdire les « vapoteurs » dans les lieux publics comme pour les fumeurs ? Le gouvernement français envisage cette possibilité après une loi réglementant la vente de la cigarette électronique aux moins de 18 ans.

Pour sa part, la communauté des utilisateurs de cigarette électronique se défend contre ce qu’elle présente comme une atteinte aux libertés individuelles. Inutile de préciser qu’elle peut compter sur le soutien des fabricants et distributeurs avec un marché français à la croissance exponentielle passant en un an de 40 à 100 millions d’euros.

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Beaucoup de diabétiques se posent aujourd’hui des questions sur le diabète, le droit au travail et leur statut face à la loi.

Le diabète pouvant évoluer, cette maladie peut contraindre un travailleur à s’adapter ou à changer de poste dans son entreprise. Il peut même parfois être obligé de changer de métier ! En cas de changement de situation, de discriminations, de licenciement abusif ou de conflit au travail, il existe des interlocuteurs et des institutions pour aider les diabétiques : le médecin du travail, les syndicats, l’assistante sociale…
Il n’existe aujourd’hui aucune loi obligeant un diabétique de type 2, par exemple, à déclarer sa maladie à son employeur. Cela constituerai une discrimination par rapport aux demandeurs d’emploi « sains ». Un diabétique n’est pas obligé de déclarer ce qui pourrait être préjudiciable à son embauche, surtout si cela concerne des informations sur son état de santé à l’attention d’une personne non tenue par le secret professionnel. Il doit cependant tenir son médecin du travail au courant.
Il est à noter que certaines formations et certains métiers ne sont pas accessibles aux diabétiques, et dans certains de ces cas, cela constitue une réelle discrimination. Un diabétique de type 1 ne peut pas être pilote de ligne. Et l’enseignement de Polytechnique n’est pas accessible aux personnes souffrant du diabète.

D’un point de vue des assurances, un diabétique de type 2 doit faire connaître sa maladie à son assureur avant de souscrire à un prêt bancaire (lors du questionnaire de santé). Étant considéré par certaines compagnies comme un risque aggravé, un diabétique peut souffrir d’une discrimination et voir les tarifs de son prêt augmenter. Un assureur peut même, dans son bon droit, refuser un prêt à une personne malade.
Pour ce qui est du permis de conduire, l’arrêté du 21 décembre 2005 fixe clairement la liste des affections médicales incompatibles avec son obtention. Ainsi, selon la loi, les personnes atteintes du diabète passant le permis de conduire doivent déclarer leur maladie à la préfecture. Elles obtiennent alors un permis de conduire temporaire couvrant une période de validité de 6 mois à 5 ans.
Etant atteints d’une affection de longue durée, la sécurité sociale rembourse à 100 % les diabétiques (à l’exception de ceux qui équilibrent naturellement leur glycémie). La COTOREP (Commissions Techniques d’Orientation et de Reclassement Professionnel) met à disposition différents arrangements, en fonction du degré d’invalidité du malade : par exemple l’aide au ménage. Un diabétique dont l’état de santé devient un handicap vis-à-vis de son travail a le droit de faire une demande pour le statut de travailleur handicapé. Lorsqu’un malade ne peut plus travailler, son médecin peur faire la demande d’une pension d’invalidité.

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