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Les origines de l’insuline : un espoir pour les patients diabétiques

Il y a près de 90 ans, des recherches fondamentales menées par Sir Frederick Grant Banting et son équipe de l’université de Toronto conduisaient à la découverte de l’insuline. Cette hormone présente naturellement dans l’organisme allait se révéler par la suite indispensable au traitement des personnes atteintes de diabète. Aujourd’hui, nous revenons sur les étapes décisives de cette découverte fondamentale, ainsi que sur l’avenir de la recherche dans le domaine des molécules hormonales.

L’insuline : fonctionnement et thérapie

L’insuline (ou hormone de la nutrition) est un type de molécules présent naturellement dans notre organisme, et dont la fonction essentielle est d’empêcher notre taux de glycémie d’atteindre des niveaux trop importants, notamment lors de la digestion. On parle alors d’hormone hypoglycémiante, dont l’insuffisante quantité secrétée par le pancréas provoque ce qu’on appelle le diabète. L’insuline permet également la synthèse des protéines et empêche la destruction des lipides.

Le domaine de l’insuline thérapeutique s’est d’abord concentré sur l’extraction d’insulines animales puis humaines. Les insulines animales proviennent à l’origine du pancréas de bœuf ou de porc. Elles trouvent encore leurs indications thérapeutiques dans le traitement du diabète de type insulino-dépendant (DID) stable ou le diabète insulino-réquérant (DIR).

Actuellement, le génie génétique permet la production et la synthèse d’une insuline humaine. Pour les patients atteints d’un diabète de type 1, des études menées par des chercheurs australiens confirment l’efficacité des pompes à insuline, réputées plus efficaces et moins risquées que les injections notamment pour les enfants diabétiques. D’autres études montrent en parallèle les dangers d’un traitement par insuline pour les patients atteints plus particulièrement d’un diabète de type 2.

Insuline et espérance de vie : les études en laboratoire progressent

Récemment, une société lyonnaise spécialisée dans le diabète, la société Adocia, est parvenue à un accord d’importance avec la firme américaine Lilly pour le développement d’une insuline ultra-rapide. Le développement de l’insuline humaine en laboratoire a ainsi été progressivement mis de côté, au profit d’un type d’insuline plus sophistiqué qui permettrait à terme, d’améliorer l’espérance de vie pour les malades.

Une espérance de vie renforcée par le développement de nouvelles technologies via le Pancréas artificiel, qui ne fonctionnerait qu’avec ce type d’insuline ultra-rapide. La société Adocia révèle ainsi des chiffres éloquents : si le nombre de diabétiques était de 382 millions en 2013, il devrait y avoir 592 millions de patients en 2035.

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C’est un constat encourageant que viennent de faire les chercheurs de l’hôpital du Mont Sinai de Toronto : l’espérance de vie des personnes atteintes d’un diabète de type 1 a significativement augmenté, un nombre croissant d’entre eux parvenant à vivre plus de 50 ans avec la maladie, en assez bonne santé de surcroît.

Beaucoup de diabétiques de type 1 se sont entendus dire, enfants ou adolescents, qu’ils vivraient moins longtemps que la moyenne, à cause de complications dues à leur maladie, telles que des problèmes de foie , des attaques cardiaques ou des AVC. Une étude canadienne est sur le point de révéler que la donne a changé.

Au début du XXème siècle, le  diagnostic d’un diabète de type 1 résonnait comme une condamnation à mort, jusqu’à ce que le Dr Frederick Banting et Charles Best de l’Université de Toronto parviennent à isoler l’insuline en 1921, permettant ainsi de synthétiser l’hormone et de mettre en place un traitement.

Dans les décennies qui ont suivi, beaucoup de diabétiques décédaient encore de maladies du foie avant d’atteindre leurs 40 ans, mais le développement d’insulines de plus en plus raffinées ainsi que la prise de conscience de l’importance d’un contrôle glycémique régulier ont considérablement augmenté l’espérance de vie des patients.

Il est indéniable que le fait d’avoir cette épée de Damoclès au dessus de la tête favorise aussi la formation d’un mental plus fort et le développement d’une certaine combativité. Les médecins s’accordent d’ailleurs à reconnaître que de nombreux patients ayant grandit avec l’idée que leurs jours sont menacés ont en réaction développé une volonté et une capacité étonnante à lutter contre la maladie. Mais ce n’est pas la seule piste de réponse.

Une étude approfondie : « l’enquête canadienne sur la longévité des diabétiques de type 1″ a débuté il y a un an et ses résultats permettront de mieux comprendre ce changement de donne.

Cela est-il dû aux évolutions du traitement ? A un meilleure diagnostic ? A une hygiène de vie plus saine des patients sensibilisés à l’importance d’une alimentation équilibrée et à la nécessité d’avoir une activité sportive ? 300 patients ont été sollicités pour cette étude. Leurs prises d’insuline, leurs résultats d’examens ophtalmologiques, leurs prélèvements, leur type de suivi médical seront étudiés  afin de déterminer les facteurs déterminants de cette amélioration.

 

 

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